L’enfance

Nordiste de corps et d’âme, mon histoire a débuté à Arras dans le Nord pas de calais, là où je suis né le 2 octobre 1991.

 

Pour faire court, disons que j’ai beaucoup déménagé dans mon enfance, 5 écoles primaires plus loin, 1 collège et après plus d’une dizaine de maisons connus, je déménage à 16 ans à l’autre bout de la France non loin d’Aix en Provence, là ou désormais je reviens parfois, j’y fait des apparitions fantomatiques plus ou moins longues pour y voir mes amis. J’ai alors étudié quasiment deux ans au lycée international de Luynes avant de déménager aux alentours de Salon de Provence, et passer mon baccalauréat en sciences économiques et sociales au lycée de l’Emperie à Salon de Provence.

L’étude de l’économie et de la sociologie m’intéressais beaucoup à l’époque car cela me permettait de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons. Je commençais à cette période à développer mon esprit critique à l’égard de ce système, de nos sociétés et nos modes de vie occidentaux.

Par la suite, l’année d’étude à l’université d’Aix en Provence fut décisive dans le cheminement que je pris; de nombreuses expériences et aventures parfois hasardeuses me permirent de m’éveiller à ma façon et c’est ainsi que à la fin de l’année scolaire je pris la décisions de « partir en voyage ». Ce serais pour une année sabbatique, ce que je dis à mes parents, mais il semble que ce voyage est désormais celui de ma vie.

J’ai hissé la grand-voile et pris le large…

Naître de nouveau

C’est durant ma 19em année, toujours assis sur les banc trop ordonnés et ennuyeux de la faculté de lettres d’Aix en Provence que je pris la décision qui allait donner tout un autre sens à ma vie.

Ce ne serais plus une vie droite, prédéfinie et toute tracée par la pensée prédominante de réussite sociale et matériel, d’une société qui aurait voulus me faire rentrer dans son cadre.

Encore baigné dans l’ignorance et l’illusion qui nous enveloppe tous à des niveaux différents, j’ai voulu sortir du cadre que l’on m’avait imposé pour aller voir ailleurs ce qu’il s’y passait. Je voulais vivre ma vie, et m’affranchir des contraintes sociales et sociétales qui m’étaient imposés depuis mon enfance.

Ce n’est pas seulement un voyage, simple déplacement géographique et consommation matériel à travers une recherche éperdu des plus beaux hôtels, des meilleurs restaurant ou des plus belles attractions touristiques. C’est une recherche de la simplicité, un voyage intérieur, une remise en question de la pensée prédominante qui tant à nous conditionner. Un cheminement intérieur vers nos propres schémas de pensée, nos propres barrières et les limites que nous nous fixons nous même. Semble-t-il que l’ego soit notre propre prison.

Ce sont aussi des questionnements mis en évidence, tel que le sens de la vie, l’existence, la profondeur de nos rêves, et celle de l’âme humaine. Quelle valeur à rechercher sans cesse et de façons démesuré une aisance matériel et une sécurité illusoire, quelles valeurs leurs accorder, sachant qu’un minimum est pourtant nécessaire pour notre bien-être. Ainsi à travers de nombreux voyages j’apprends à me satisfaire de peu, et apprécier les choses selon leurs justes valeurs.

Mais la vie restera un perpétuel apprentissage, elle est faite de sensations et d’émotions et c’est un long voyage fabuleux qui mérite d’être vécue pleinement.

Encore un long chemin à faire.

Les premiers pas

J’avais déjà, durant mon année de sociologie à l’université, expérimenté de façons très éphémères et fugace quelques petites échappée, courtes aventures de quelques jours, parfois une semaine surtout en Espagne, et leurs saveurs ne fit qu’aviver en moi l’appétit des voyages aventureux. J’avais gouté à l’aventure, ayant entre-ouvert la porte et ayant vue ce qu’il y avait derrière je n’étais pas prêt de m’arrêter en si bon chemin. J’étais à cette époque, jeune, plein de rêves, une énergie débordante avec des idées parfois inconscientes, mais j’avais confiance en la vie qui me guidé sur le chemin qui est le mien.

C’est ainsi que quelques jours avant ma 20en année je pris mon sac et commença ce que j’ai appelé plus tard avec mon ami Max  « la vraie vie ». Avec Max nous sommes partis à la fin du mois de septembre 2011 sur les chemins de saint jacques de Compostelle, plus exactement le chemin du piémont pyrénéen. C’est ainsi que je considérais le voyage, à pied, dépouillé de tout superflue, et à vitesse humaine, comme un pèlerin. La marche, spirituelle et méditation. J’appris les joies du camping, de la marche et des rencontres sur « le chemin ».

Depuis tous ce temps j’ai « roulé ma bosse » comme on dit. Je suis bien revenu en France pour voir ma famille, mes amis, travailler en tant que saisonnier agricole le plus souvent, mais jamais pour très longtemps. Toujours ici et là, je me balade.

Les vents ont porté mes pas aux 4 coins du monde. Pendant 4 ans en Europe, du Maroc au nord de la Scandinavie, puis en Asie, un an en Australie, et ensuite en Amérique du sud.

Mes songes sont bercés par les rêves de contrées lointaines, de saveurs exotiques, de grands espaces sauvages et de rencontres merveilleuses.

Au fil des année la découverte du monde aura été un miroir sur moi-même.

Pourtant au fil du temps je commence à penser que prendre racine quelque part deviendras finalement nécessaire, surement dans les prochaines années, pour continuer ce cheminement vers l’intérieur de moi-même et ainsi faire fleurir cette fleur encore dans son bulbe, prendre racines pour que l’arbre puisse pousser plus haut, et tourner mon regard non pas vers mon nombril mais vers les autres.

Car on m’a dit une foi : « pierre qui roule n’amasse pas mousse »