Los Seismilles et la Patagonie

De retour en France, une autre période de vendanges me permit de renflouer les caisses modestement pour repartir de plus belle à l’aventure.

Cependant je dois bien avouer que la période qui correspondait à mon voyage en Asie et en Australie, durant un an et demis fut surement la plus belle période de ma vie, qui emplis mon cœur de souvenirs mémorables, d’agréables moments passées aux cotés de gens de bonne compagnie. J’en ai gardé une certaine nostalgie qui réchauffe mon cœur à chaque évocation de ces souvenirs savoureux. C’était l’age d’or, tout allait bien dans le meilleur des monde, comme dans mon cœur.

La période qui suivit fut plus obscure, surtout après mon retour d’Amérique du Sud; ponctué de jolies moments d’enthousiasme je suis tout de mème tombé peu à peu dans l’ombre embourbé dans une histoire compliqué.

Je repart vers l’Amérique du sud, en Argentine avec pour idée un peu farfelu l’ascension du deuxième sommet du pays, l’Ojos del salado, 6800m. Un monstre, plus haut volcan du pays, situé au nord du pays, dans une zone désertique proche du désert d’Atacama.

Nord de l’Argentine, los Seismilles.

C’est après de courtes vacances, une période d’oisiveté passé au camping de Santa Teressa en Uruguay, que je pris la route vers cette région désertique, sur la frontière avec le Chili.

Une courte pause a Fiambala me permit de régler quelques détails administratifs pour cette ascension. Puis j’ai pris la route, toujours en auto-stop pour courtiser ces géants, avec dans mon sac pour plus de 15 jours de nourriture, deux bouteilles de gaz, et un équipement sérieusement pensé. Je n’ai cependant pas emporté de crampon, l’ascension est possible sans crampon pendant une certaine période de l’année, sauf que je suis arrivé trop tard, juste après le retour de la neige …

La marche d’approche commence, après deux jours, arrivé a 4000m un soir l’orage vient me saluer. Le lendemain je continue de monter, et doit essuyer un deuxième orage, accompagné de gros grêlons, les éclairs frappent de toutes forces et s’abattent dans des éclats stridents et effrayant qui révèlent en moi la petitesse de ma vie. Je sort de ma tente, effrayé d’être frappé par la foudre, m’assoie en boule et admire le carnage, sous une averse de grêle,  les éclaires qui fusent et s’abattent sur les sommets environnant. En même temps un léger mal de tête apparait, c’est le mal des montagnes, je ne fait pas le malin à ce moment, surtout que je n’ai croisé personne depuis plusieurs jours. Je peux apercevoir de la neige en hauteur, ce qui me fait renoncer à cette acensions le lendemain, je décide de redescendre.

Tout proche de la, j’aperçois une maisonnette, ou plutôt une construction, en pierre, très sommaire, je m’y rapproche dans l’idée de trouver un abri pour la nuit et c’est la que je rencontre Armando, un argentin qui travail la pour construire, ou plutôt tailler, une route dans la montagne, avec une pelle et une pioche. Un travail de bagnard comme on dit !

Il me propose de rester, ce que j’accepte volontiers, et le lendemain je part travailler avec lui pour tailler cette fameuse route.

Le sur-lendemain je rencontre le patron qui me propose de travailler pour lui, une journée de travail pour moins de 15 euros, c’est dérisoire mais pour l’expérience allons-y !

C’est ainsi que je suis resté 10 jours dans cette maisonnette, au coté d’Armando.

Le confort est très spartiate, pas d’eau ni d’électricité, aucune douche ni toilette, le ruisseau qui coule juste à coté nous apporte l’eau nécessaire pour se laver, cuisiner et boire. Juste une cuisinière à gaz avec une provision de viande qui pend dans la pièce d’à coté. Une porte en bois qui laisse apparaitre un gros troue par le bas, des murs en pierres, une ouverture en guise de fenêtre, et de la poussière par terre.

Il fallait marcher 1 h pour rejoindre le lieux de travail ou nous taillons la route avec la pelle et la pioche, pour revenir à pied pendant encore une heure. J’en garde un très bon souvenirs, et je me rappellerais toujours m’être levé au beau milieu de la nuit, chaque soir, pour satisfaire mes besoins sous un des plus beau ciel étoilé que j’ai pu voir.

Chaque jours j’aperçois les sommets environnants qui semblent me narguer du haut de leurs trône imprenable, et après une semaine passé je décide de faire l’ascension d’un « petit » sommet proche de la piste d’où nous travaillions.

Je me pensé bien acclimaté mais une fois de plus la montagne ma joué des tours, je suis monté sans doute trop vite, malgré les 10 jours que j’ai passé à 4000m ! Tout allé bien dans la monté, arrivé au sommet aux alentours de 5000m j’admire avec émotion le paysage désertique et vallonné qui ressemble plus à un désert de collines géantes. Dans la descente je suis prix de violents maux de tête,et j’ai la nausée. Le mal des montagne ma frappé de toute sa force cette fois ci, malgré tout je doit marcher plus d’une heure avec un vent de face pour retrouver la sécurité de la cabane en pierres. Une foi arrivé à l’intérieure je m’effondre au sol, et craint pour ma vie. J’essaye de me recentrer sur moi-même, parfois j’arrive dans le néant, il n’y a rien, au delà des mots, de la douleur, et de toute existence. L’arrivé d’Armando me tire de mon état léthargique, je me fait un bol d’eau chaude avec de l’ail, même ça c’est dure à avaler… incapable de manger, je refait un autre bol d’eau chaude à l’ail avant de dormir que je vomis juste après ! C’est la première fois que je vomis avec le mal des montagnes, cette foi ci la sentence été d’une violence inouï. Le lendemain je me réveille tranquillement, le mal de tête est passé j’ai survécu à la nuit malgré les insomnies et la douleur atroce, je pense avoir perdu des neurones cette nuit la ! Promis plus jamais ça !

Après 10 jours je redescend à Fiambala, le petit village aux portes des géants et apprécie gracieusement la vie.

Patagonie

Après cette petite escapade dans les montagnes désertiques du nord de l’Argentine, je décide, fidèle à mon plan initiale de partir plus au sud en Patagonie. Je me met en route, en auto-stop et fini parfois par prendre le bus, la pratique de l’auto-stop étant parfois compliqué en certains endroits.

Aux portes de la Patagonie, l’auto-stop y est bien plus facile, j’arrive facilement à El Bolson, ou je reste une bonne semaine et profite de cette occasion pour monter le cerro Piltriquitron. ( 2260 m )

Après ces temps de oisiveté à El Bolson, et encore de belles rencontres dans cet endroits connus des voyageurs, je décide de partir un peu plus au sud et d’y faire une randonnée « hors-sentiers », un argentin du camping décide de me suivre c’est ainsi que nous marchons 5 jours, une centaine de kilomètres de Esquel à Cholila. Durant cette marche nous coupons à travers la pampa, cherchons notre chemin, quand parfois nous tombons sur des sentiers, chemins, des traces d’animaux, et parfois des pistes caillouteuses.

Arrivé à Cholila, l’argentin exténué s’arrête là, je continue seul à travers les collines en hors sentier, passant de nombreuses barrières dans la pampa jusque Epuyén, ou je trouve des gens qui me ramènent à El Bolson en voiture.

Je reprend la marche sur le sentier qui mène au Chili et en moins de 2 jours me voila arrivé au chili, à pied !

Aprés 2 autres journées, aux alentours de Llanada Grande, je décide de continuer en stop et de cette maniére j’ai traversé tout le Chili.

Depuis Puerto Varas j’ai rejoint l’autoroute, et filé tout droit vers le Nord avec une courte pause à Santigao. Ma destination été San Pedro de Atacama, un village touristique proche de la frontière Bolivienne aux portes de l’Altiplano qui est ma prochaine aventure.

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