Suède – centre et Sud Laponie.

J’ai été complétement dérouté à l’aéroport de Denpasar en Indonésie, impossible de m’envoler pour le Canada, sans billet retour et n’ayant pas anticipé ce détails on m’a refusé à l’embarquement !

Après 24 h à tourner en rond dans l’aéroport, sans argent et déshydrater ( j’avais à ce moment quelques soucis avec ma carte bancaire Australienne, qu’on m’avait piraté ! ) , j’ai par chance finalement réussi à prendre un avion, mais pour la Suède ! Incapable d’assumer mon voyage au canada avec un troue dans mon budget j’ai du changé mes plans !

Arrivé début juin en Suède, pour le soleil de minuit, je me rend à Ostersund et après 10 jours de campement dans les bois proche de la ville je part enfin à pied, pour une marche de 250 Km.

J’ai repris à la dernière minute mon projet de marche vers la Cap Nord, cependant une succussion de situations m’ont une fois de plus fait renoncer, par rapport à un autre voyage datant de 2015, j’etait à ce moment partis de république tchèque dans un contexte un peu spéciale …

J’attends le retour de mes taxes d’Australie ( 3000 AUD ), mais une changement dans la lois complique tout, je n’ai toujours rien reçus et je ne peux pas remettre mon équipement à niveau.  Des troues dans mes chaussures compliquent tout, je n’ai pas non plus réussi à bien les réparer avec le goudron végétale ( braie de boulot ) fabriqué à mon campement.

Je commence donc la marche depuis Ostersund, avec 100 euros en poche et des troues aux chaussures qui se remplissent d’eau dés les premiers marécages traversés. Je pense cela juste inconfortable et passe des journées entières les pieds trempés, je patauge dans l’eau allégrement sans aucunes autres chaussures à enfiler. Lors des pauses je marche pied nus.

Quelques jours après le départ d’Ostersund,après avoir traversé une partie plus rurale, je monte en altitude pour me rapprocher de la frontière Norvégienne. j’arrive ainsi dans des endroits beaucoup plus sauvages que j’apprécie et qui provoquent en moi un sentiment profond d’engouement. Les choses sérieuses commencent !

Je commence aussi à toucher du bout du doigt l’autonomie alimentaire que je cherche, et fabrique mon pain régulièrement, aidé d’une base de farine, je confectionne de la farine grossière d’écorce de boulot que je mélange avec ma farine conventionnelle, complété par des jeunes pousses de sapin ou des plantes sauvages ramassées proche des villages. De la même maniérè, j’agrémente mon riz de plantes sauvages et de jeunes pousses de sapin. Lorsque que je traverse un village et trouve un supermarché je vais tout de suite fouiller dans les poubelles et déniche ainsi beaucoup de nourriture fort bien appréciable. Tout les jours je dois faire le feu pour cuisiner car mon réchaud à essence est cassé, les jours pluvieux sont parfois très compliqués pour faire à manger; mais je me débrouille grâce aux petits allumes feu fabriqués avec de la résine d’épicéa lorsque je campé à Ostersund.

Après avoir admiré l’une des plus grande cascade d’Europe du Nord, J’arrive à Gaddede; une région assez isolé abritant l’une des plus grande population d’ours de Suède. Une dernier poubelle jackpot du supermarché renfloue abondamment ma réserve de nourriture,et je remonte dans les montagnes, dans une zone encore plus isolée.  Plusieurs jours de pluie sont attendus, une pluie fine et continue, parfois accompagné de brume qui donne aux forets traversée une atmosphère mystique. Fort heureusement pour moi sur cette partie je trouve de nombreuses cabanes sur mon chemin et m’y réfugie tout les soirs après chaque étape. Pendant 3 jours la pluie n’a pas cessé de tomber et je n’ai croisé absolument personnes.

La journée j’avance complétement trempé, traversant les rivières sans même prendre la peine d’enlever mon pantalon ni mes chaussures qui sont de toutes manières constamment gorgées d’eau, cette eau qui tombe du ciel comme une outre que l’on a crevé, les cieux déchainés par la furie de Thor qui gonfle les rivières, les ruisseaux deviennent torrents, l’eau tombe, ruisselle de partout et me pénètre profondément. J’avance à marche forcé, grelotant lors des courtes pauses impossibles à apprécier, trempé jusqu’au os, et sous ce déluge de la brutalité impartiale des terres Scandinaves, je repense à mon ami Baruc, qui lors de la traversé du centrale plateau ou nous étions perdus dans la nature sauvage, m’a dit sur un aire totalement paniqué et stressé par notre situation de perdition  « mais sur les deux y’en a au moins un qui va mourir !   » Cette pensée fit raviver en moi le sourire, même sous la sentence du carnage j’ai fini par rigoler tout seul. A l’arrivé dans la cabanes mes mains sont tellement endoloris par le froid mordant et l’eau glacé qui accompagné un vent brutale que je peine à les bouger pour allumer le feu dans le poêle et changer mes habits trempés. Mais je dois dire que je suis bien abrité par le réconfort chaleureux de ce semblant  de civilisation au milieux du sauvage. Une fois mes habits enlevées et mis à sécher, d’autres sec sur le dos, lové à coté du poel je me réchauffe et apprécie ces instants de réconfort.

Une rivière un peu trop grosse manque de me désarçonné je traverse de justesse en frôlant la chute !, le pont annoncé sur la carte manqué à l’appel, sans doutes emporté par une crue antérieure.

Il m’a fallut 4 jours et trois nuits dans des cabanes , complétement isolé sans voir âme qui vive,  pour redescendre un peu en altitude et retrouver une route. La nuit précédente je suis tombé malade, fiévreux la nuit à été difficile, ponctué de sueurs et sans savoir quelle en été la cause. J’ai fini par le savoir en rentrant en France !

En retrouvant la route, au même moment, l’armature de mon sac à cassé. Je vois ça comme un signe ! Je dois bien me rendre compte que je ne suis pas assez bien préparé, et les 100 euros dont je dispose ne sont vraiment pas suffisant pour mener cette expédition à son terme, mon équipement me lâche, trop détérioré pour envisager de continuer sereinement, surtout que cela fait déjà plus d’1 ans et demis que je suis partis d’Europe. Je décide de rentrer en France, tout de même satisfait de cette petite escapade en Suède, je voulais renouer avec les forets du nord qui m’avaient beaucoup manqués, voila qui est fait !

Sur la route du retour, en auto-stop, sans argent et en fraudant à moitié le bus ou le train, ma jambe gauche à gonflé. Arrivé à Amsterdam je traverse la ville en boitant et fini par aller dormir dans un parc sur un banc et sous la pluie. Au petit matin mon duvet est trempé, je suis misérable mais la voiture de police qui à patrouillé dans le parc la veille ne m’a pas vue.

Je boite sévèrement, ma situation s’aggrave je suis à nouveau tombé malade la veille, la fièvre est revenus, malgré tout je survie jusque la Normandie ou je fait une surprise à mon père qui fut très ému de me revoir après tant de temps passé.

Le lendemain je me retrouve à l’hôpital; on m’informe que à cause de l’humidité constante et de l’eau dans mes chaussures j’ai attrapé une mycose, qui a fini par ouvrir une plaie qui c’est infecté, laissant passer un germe dans le sang, je suis tombé malade et ma jambe à gonflé, il été temps de soigner tout ça !

Ironie du sors c’est en rentrant en France que j’ai reçus mes taxes d’Australie !

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