Voyage à vélo – Italie – plaine du Nord

La plaine du Nord de l’Italie.

 

Enfin arrivé en haut du col, la frontière Italienne est toute proche, les débuts on été très progressifs mais la descente sur le versant Italien des montagnes à appelé les kilomètres à s’enchainer tout simplement.

A partir de ce moment ou je suis arrivé en Italie j’ai avalé les kilomètres à la louche.

Le premier soir je campe non loin d’un petit village de montagne aux alentours de 1400m Alt, et comme tous les soirs je fait du feu. Le feu est mon amis qui  illumine les nuits glaciales et réchauffe mon cœur. Le matin au lever je m’adonne aux exercices de respirations et de méditations appris par la méthode Wim Hof. L’esprit serein et reposé.

Une bonne partie de cette journée sera de la descente vers la plaine du Nord de l’Italie. Au passage je m’arrête dans une maison qui s’occupe des réfugiés, et discute avec les gens.

Le soir, je campe en me cachant dans une forêt peu appréciable. Tout est encore gelé et le brouillard masque le soleil. C’est le début d’une période de campement peu appréciable.

Le lendemain, le lundi 27 Janvier, j’arrive à Turin, une grande ville que je traverse, sans prendre le temps de visiter. La ville n’est pas mon univers, j’y croise des mendiants, SDF, d’autres me regardent d’un regard noir. Un Roumain, laveur de vitre, m’importune au feu rouge et me demande de l’argent de façon peu sympathique, même autoritaire. Je fuis la ville et ce concentré d’humanité, qui au final, déshumanise les gens. Trop de voitures ici, de bruit, de pollution, tout va trop vite, le calme de la foret et les montagnes me manquent déjà…

Je suis la rivière Po et quitte la ville, sur une piste cyclable, qui ne continue pas le long de la rivière comme je l’espérais.

J’avance donc un peu plus, sur des routes dangereuses et trop fréquentées. Doublé à vive allure par d’innombrables camions et voitures, qui parfois, ne respectent en rien le cycliste.

Chaque soir je trouve un endroit peu enviable pour camper, ou plutôt pour passer la nuit car souvent je ne m’assois même pas par terre, tellement le sol est sale, tout comme l’eau de la rivière. Partout des zones aménagées, des champs cultivés, des forets organisées, des villes et des villages. La nature n’existe pas, le paysage est balafré par la civilisation humaine. Quand ce ne sont pas des usines ou des villes qui entaillent le paysage, ce sont de vieilles usines rouillées et abandonnées qui pourrissent là, sur le bord de la route, à l’image des innombrables cadavres de ragondins percutés par les voitures. Est-ce là un avant goût du monde de demain ? De ce qui restera après l’effondrement de notre modèle de société, arrivée à bout de souffle sans énergies fossiles ?

Après quelques jours sur de grosses routes écœurantes, je tombe par chance sur la cyclo-via del po, une piste cyclable que j’étais censé suivre pour arriver jusque Venise, mieux vaut tard que jamais ! Et ça va déjà mieux. Même si le brouillard quotidien, et l’hiver n’arrange en rien le caractère morose des lieux, je me sens déjà mieux de ne pas être doublé par une foule de camion semi remorque.

Au bout de quelques jours, j’arrive tout proche de Venise.J’avais envoyé un message a Alberto, sur warmshower, pour trouver un hébergement ou un refuge quelque part, car cela faisait déjà 8 jours depuis la dernière douche et autant de jours a camper par ces nuits glaciales. Par mégarde, je n’ai pas vu sa réponse, mais il se trouve que je le croise par pur hasard, dans une rue a la sortie de la ville. Une ville parmi tant d’autres, une chance extraordinaire, incroyable même.

Je passe donc 2 soirs chez Alberto et sa famille, ils m’accueillent.

Juste après je pars visiter Venise, et trouve l’hébergement chez Stefano, un ami de Nicolos, que j’ai rencontré à Briançon avant de traverser la frontière. Je passe 2 jours chez lui et visite Venise qui est une ville œuvre d’art a part entière.

De retour chez Alberto, j’y passe encore 2/3 jours et profite de ce temps de repos pour travailler sur l’ordinateur Une après midi je taille l’olivier.

Je repars rechargé et plein d’énergie. Il me faut 2 grosses journées à 95 et 90 km pour retrouver les montagnes qui m’ont tant manqué. J’arrive le mardi 11 Février, dans les montagnes italiennes, après avoir passé Udine et Tarcento. J’y trouve de magnifiques espaces boisés, des montagnes splendides et un endroit paisible pour camper à coté de la rivière. En cet instant, j’apprécie le voyage et la vie, heureux d’être là. Un vrai bonheur.

Le mercredi 13 Février, je me lève paisiblement et m’adonne aux exercices de respiration et de méditation. Je reprend la route, et après une 20en de kilomètres, un petit col a 850m, j’arrive en Slovénie.

 


 

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